Trucs et astuces
Retrouvez ici toutes nos astuces pour faciliter votre quotidien.
N'hésitez pas à nous partager les vôtres !
La plupart des sports sont aujourd'hui représentés par la Fédération Française Handisport. En cas d'agénésie de membre inférieur notamment, il est pertinent de les contacter, pour voir quel sport vous conviendrait le mieux.
Pour les agénésies de membres supérieurs, la plupart du temps, aucune adaptation n'est nécessaire. Voici cependant quelques petites astuces qui peuvent vous donner envie de vous (re)mettre au sport.
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Si vous jouez au tennis, vous pouvez être amené à avoir des difficultés pour les services, notamment les enfants.
Il vous suffit de mettre autour de votre petit bras un scratch, sur lequel accrocher la balle. En donnant un petit coup de bras, la balle tombera au sol, et c'est ensuite à vous de jouer ! Cela fonctionne très bien aussi en mettant le "bracelet en scratch" sur la prothèse.
Pour les revers, adoptez la technique Roger Federer : revers à une main !
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Pour de nombreux sports comme la gymnastique aux agrès, le kite surf, le VTT, etc., il est possible de faire des prothèses spécifiques. Renseignez-vous auprès de votre prothésiste.
La pratique du vélo
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Votre enfant présente une agénésie et vous vous demandez s’il pourra un jour faire du vélo ? La réponse est oui !! Il existe diverses adaptations qui permettent de commencer le vélo dès leur plus jeune âge.
Pour les agénésies de membres supérieurs, il existe des commandes de frein groupées sur une même poignée. Ainsi le frein avant et le frein arrière se commandent avec une seule main sans soucis. Pour les adhérents à l’assedea, l’association vous propose de vous fournir gratuitement un adaptateur, il vous suffit de nous en faire la demande. Vous pouvez également trouver ce dispositif en ligne facilement.
Pour garder l’équilibre et avoir le dos bien droit lors de la pratique du vélo, il est possible d’avoir recours à des poignées ergonomiques ou stabilisatrices, ou encore des prothèses de cyclisme permettant d’agripper le guidon.
Pour les membres inférieurs, différentes adaptations sont aussi possibles, comme des pédales larges et réglables, des cales renforcées ou automatiques spécifiques, ou encore des prothèses sportives (ex. lame carbone). Sinon, vous pouvez vous renseigner pour obtenir un tricycles adaptés pour les personnes ayant une stabilité réduite.
Le coin des artistes
Jouer de la musique
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Les personnes atteintes d'agénésie d'un ou plusieurs membres peuvent tout à fait pratiquer la musique avec créativité et adaptation. Il existe aujourd'hui des techniques, des conseils et des dispositifs adaptés à leurs besoins.​​
Conseils et adaptations possibles : Choisir un instrument qui vous plait ! S’il n’est pas adapté à votre agénésie, il existe parfois des solutions pour adapter l’instrument. Adapter l'instrument : il est possible de modifier une guitare, un piano ou un autre instrument pour en faciliter la prise en main ou l'utilisation via des supports, des boutons ou des pédales.​ Parlez-en avec votre ergothérapeute. Utiliser des aides techniques (orthèses, prothèses spécifiques, adaptateurs sur mesure réalisés avec l'aide d'un ergothérapeute ou d'un orthoprothésiste).​ Explorer la fabrication ou l'ajustement 3D d'accessoires adaptés, parfois réalisés dans des fablabs ou associations spécialisées.​ Expérimenter des instruments électroniques ou numériques, dotés de surfaces tactiles, de commandes gestuelles ou d'interfaces MIDI, manipulables avec les pieds, un moignon ou d'autres parties du corps.​​ Privilégier la collaboration avec des professeurs sensibles au handicap, capables de proposer des exercices sur mesure et une pédagogie adaptée.​ Rechercher des partitions adaptées : des méthodes simplifiées existantes pour travailler les bases avec moins de notes ou moins de doigtés.​ S'inspirer de témoignages et de parcours d'artistes en situation de handicap qui montrent qu'il est possible de dépasser bien des barrières.​​ Privilégier la pratique en groupe pour favoriser la motivation et la créativité, quelle que soit la complexité technique atteinte.​ L'essentiel est d'oser expérimenter, de chercher l'accompagnement approprié et de ne pas hésiter à adapter l'instrument ou la méthode à sa propre pathologie. La musique reste accessible à tous et tous, avec ou sans membres, pour s'exprimer et s'épanouir.​
Pratiquer le dessin​
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Les personnes présentant une agénésie des membres peuvent développer de nombreuses stratégies pour pratiquer le dessin et exprimer leur créativité.​
Adaptations et astuces pour dessiner : 1. Utiliser des outils adaptés : crayons, feutres ou pinceaux à manche large, plus faciles à manier avec une préhension particulière ou un moignon. 2. Explorer l'utilisation de prothèses ou d'orthèses conçues pour le dessin, personnalisées selon la morphologie. 3. Dessiner avec d'autres parties du corps : bouche, pied ou moignon, selon les possibilités de mobilité. 4. Installer la feuille ou la toile sur un plan de travail adapté, avec des supports antidérapants pour éviter qu'elle ne bouge. Les tapis de cuisson en silicone font très bien l’affaire ! 5. Privilégier une table inclinée ou ergonomique pour optimiser le confort et diminuer la fatigue lors du geste graphique. 6. Adapter la posture grâce à des assises ergonomiques, des sangles, ou des repose-bras si nécessaire. 7. Utilisez des pinces ou des bracelets velcro pour fixer le crayon à la main ou au moignon. 8. Tester des supports alternatifs : chevalet, plan mural, tablette numérique tactile, selon la préférence. 9. Demander l'appui d'un ergothérapeute pour concevoir ou ajuster le matériel le plus approprié à la situation. 10. Travailler par étapes, en favorisant la répétition des gestes pour progresser dans le contrôle moteur. 11. Privilégier des outils à encre gel ou feutre, qui nécessitent moins de pression pour écrire ou dessiner. 12. S'inspirer d'artistes connus ayant surmonté le handicap pour trouver des modèles et des sources de motivation. Avec créativité, accompagnement, outils adaptés et approche progressive, dessiner reste accessible et enrichissant quelles que soient les contraintes physiques !
Au boulot !
Quand on naît avec une agénésie, on apprend très tôt à s’adapter ! On apprend aussi — parfois malgré soi — à être observé, questionné, … et pourtant à avancer.
Mais on peut aussi apprendre à réussir, travailler, être autonome, porter des projets, et exister professionnellement avec confiance !
L’agénésie n’enlève rien à la compétence, au talent et à l’intelligence. Au contraire, elle développe souvent des qualités recherchées au travail.
Oui, c’est possible (et pas dans un seul métier)
On retrouve des personnes appareillées dans quasiment tous les domaines : enseignement, communication, social, informatique, entrepreneuriat, santé, sport, arts, administration, numérique…
Parfois, il faut adapter. Parfois, il faut expliquer. Mais vouloir travailler, ce n’est pas “rêver trop grand” — c’est simplement exercer un droit fondamental.
Connaître ses droits
La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est un outil qui permet d’accéder à des aménagements de poste, des financements d’aides techniques, des formations adaptées, des accompagnements pour l’insertion professionnelle ou encore des protections contre la discrimination.
Ce statut peut être demandé à la MDPH et il n’est pas obligatoire pour travailler, mais il peut être utile pour sécuriser son parcours.
Adapter le poste de travail
Les besoins varient selon le type d’agénésie et la prothèse.
Pour une agénésie du membre inférieur : aménagement assis/debout, accès facilité (escaliers, distance, sanitaires), chaise ergonomique, temps de repos si nécessaire, etc.
Pour une agénésie du membre supérieur : souris adaptée, clavier ergonomique, logiciels de dictée vocale, positionnement différent du matériel, organisation adaptée des tâches etc.
Ces aménagements peuvent être financés par l’AGEFIPH, le FIPHFP ou l’employeur. Ce n’est pas un privilège, c’est un droit.
Se faire accompagner
N’hésitez pas à vous faire accompagner, ces structures, entre autres, peuvent vous aider dans vos démarches :
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Cap Emploi : recherche d’emploi & accompagnement adapté
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AGEFIPH / FIPHFP : aides financières & aménagements
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Pôle emploi + mission handicap
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Associations (comme l’assedea, APF France Handicap, LADAPT)
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Coachs / mentors / pairs qui ont le même vécu
Chercher un travail quand on a une agénésie : conseils utiles
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Prépare ton discours
Pas pour “justifier” le handicap, mais pour l’expliquer simplement si tu choisis d’en parler.
Exemple : “Je suis appareillé(e) depuis l’enfance. Je connais mes besoins, je suis autonome et je m’adapte facilement. Ma différence m’a appris à trouver des solutions et à être organisé(e).”
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Valorise ce que ton parcours t’a appris
Adaptation, créativité, gestion du stress, autonomie… ces compétences sont précieuses !
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Ne baisse pas tes ambitions
Ce n’est pas toi qui dois “être moins” pour rentrer dans le cadre : c’est le cadre qui doit s’adapter.
En route !
Les personnes présentant une agénésie d’un membre supérieur ou inférieur peuvent, grâce aux technologies actuelles, accéder à une grande autonomie dans leurs déplacements. Que ce soit pour conduire une voiture ou rouler à moto, des solutions techniques sur mesure permettent de compenser les limitations fonctionnelles et d’assurer sécurité et confort.
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Il est cependant essentiel de se faire accompagner par des professionnels garantir la sécurité et le confort :
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l’ergothérapeute évalue les capacités
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le centre d’adaptation automobile propose et installe les équipements
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le médecin agréé valide l’aptitude à la conduite
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un formateur spécialisé enseigne l’utilisation des commandes adaptées
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​Pour en savoir plus sur l'examen du permis de conduire, rendez-vous sur cette page.​
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La conduite automobile
L’aménagement d’un véhicule dépend toujours :
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du membre touché (bras, avant-bras, jambe…),
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du côté (droit ou gauche),
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du niveau d’autonomie résiduelle,
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de l’usage ou non d’une prothèse.
Voici quelques exemples d’aménagements selon les profils, l’objectif étant de permettre un contrôle complet du véhicule, sans risque et sans fatigue excessive. Agénésie d’un membre supérieur Difficultés initiales : prise du volant, activation des clignotants et des commandes secondaires. Solutions possibles : -Boule au volant : pour manœuvrer d’une seule main. -Fourche ou mini-poignée de maintien : si un moignon est présent. -Volant multifonctions regroupant les commandes (clignotants, klaxon, phares). -Boîte automatique. -Anneau accélérateur monté sur le volant, utilisable avec une main ou une prothèse. -Télécommande centralisée pour les fonctions secondaires. Par exemple, une personne avec agénésie de l’avant-bras droit conduit avec une boule au volant à gauche et un satellite de commandes au niveau de la main gauche. L’accélération est gérée par un anneau fixé sur le volant. Agénésie ou amputation d’un membre inférieur Difficultés initiales : accélération, freinage, gestion de l’embrayage. Solutions possibles : -Commande manuelle accélérateur/frein, installée près du volant. -Pédales inversées (accélérateur à gauche pour compenser une jambe droite absente). -Boîte automatique obligatoire dans certains cas. -Repose-jambes, maintien de prothèse pour stabiliser le moignon. Par exemple, une personne avec agénésie de la jambe droite utilise une pédale d’accélérateur à gauche, une boîte automatique et un support de prothèse pour éviter qu’elle ne bouge en roulant.
La pratique de la moto
La moto exige équilibre, coordination et gestion simultanée plusieurs commandes.
Des adaptations existent toutefois pour les conducteurs ayant une agénésie.
Voici quelques exemples de solutions :
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Regroupement de toutes les commandes sur la main valide (frein, accélérateur, embrayage).
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Passage de vitesses automatique ou semi-automatique.
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Fixation spécifique de prothèse sur le repose-pied.
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Side-car conseillé en cas de stabilité insuffisante.
Par exemple, un motard avec une agénésie de la jambe gauche conduit une moto avec boîte semi-automatique et une fixation de prothèse qui s’enclenche sur le repose-pied pour maintenir la jambe.
